suite vacances août 2008
10/01/2010 08:03 par ayenyuran
NO COMMENT
La montagne du Djurdjura et sa splendeur !
Route de Tikjda, route sinueuse et vertigineuse à travers la majestueuse montagne du Djurdjura, site grandiose !
un peu négligé par les autorités ! dommage !
La croix, la Kipa ou le tchador
ne sont que décors
Serais tu au moins d'accord
avec cet argument fort
" Nous sommes égaux de naissance et égaux devant la mort"
Je parle ta langue,
Je fabrique mon pain
Je ne l'ôte pas de ta bouche
Tu me veux exsangue
Dans un habit de sapin
Les beaux papillons cohabitent avec les mouches.
Je suis un humain de souche
Comme toi, je suis un homme
J'ai des joies et des chagrins
Comme toi, j'ai aussi peur des fantômes
Mais, désolé, je suis brun
Brun, par fatalité ou par vocation
A la belle saison, l'on envie mon teint
Brun , Noir, par magie ou damnation
Ma mère m'a gavé de blanc
Qui provenait de son sein
Ta mère l'avait dans le sien.
Que fais tu de la loi universelle
Qui a donné ma couleur blanche au sel
La couleur bleue au ciel
La douceur au miel
L'amertume au fiel.
Je suis différent de forme
Mais au fond, pas dans le fond
Comme toi, je suis un homme
Comme toi, j'étais enfant.
mes ancêtres"Les Gaulois" m'aimaient bien
Ils se nourrissaient de grains
Et généreusement me concédaient le foin.
Je suis un homme, je confirme et maintiens
Tu prétends me donner à manger
Alors que tu m'as appris à avoir si faim.
Si tu venais dans mon désert
Je partagerai avec toi ma ration de misère
Je suis dans ton opulence
Tu me méprises avec violence.
Viens dans ma brousse
Nous boirons l'eau de sa source.
Ce sera le verre de l'amitié
Et la semence de fertilté
Le maïs de tes cheveux
L'ébène de ma peau
Le bleu azur de tes yeux
Sont tout simplement un beau tableau.
Mon couscous et ta choucroute
Mes sentiers poussiéreux
Et tes belles routes
Mon toit de chaume
Et tes belles voutes
Te diront que je suis un homme ! En as tu des doutes ?
BEN
Dans ces étendues
Le soleil tue,
Il est le maître absolu
Le ciel a omis de pleurer.
Dans cette lumière intense
Le pain est invisible
La faim est indicible
La fin est prévisible
Des bouches avides
S'accrochent aux poitrines arides
Des enfants
Implorent des seins impuissants
Des seins qui ne savent plus nourrir
Des seins qui aident à mourir
Le suaire est l'apparat quotidien
Il neige des ossements
Les larmes n'y peuvent rien
Les cendres succèdent au froment....
Le rallye passe
Les morts vivants trépassent
Sous les yeux magiques
Des tubes cathodiques
On regarde de face
La mort qui terrasse
L'opulence impudique
Côtoie la déchéance tragique
Dans ces étendues
Le soleil tue
Il donne de la vie ailleurs
Les cris de vertu
Se sont délibérément tus
Où sont les élans du coeur ?
Je cultive l'art de la faim
Je l'inculque à mes enfants
Je connais mon mal bien
Mon garde manger est un vide profond
Il n'y a rien
Hormis ce vide effrayant
Les yeux voient vides les mains
Les mains connaissent la bouche
Je suis presque humain
Aliment des mouches
Il n' y a rien
Hormis ce vide attrayant
J'ai hâte de nourrir la terre
Avant ma progéniture
Je veux mourir sans taire
L'iniquité de la nature .....
Le pays d'où je viens laisse vivre en son sein une horde sauvage